Artiste peintre originaire des Pays-Bas, aujourd'hui installée à Paris, en résidence à Poush.
Renske travaille à l'huile. Sa peinture est nette, précise, presque tactile. Elle s'attache aux fragments : un objet, une main, un détail du quotidien, qu'elle isole et magnifie. Pas de visage, pas de mise en scène. Une présence, et c'est tout.
Pour vous, elle nous a ouvert les portes de son atelier.
SES INSPIRATIONS
Renske revendique une filiation claire.
« Je regarde beaucoup les peintres réalistes du 16e et du 17e siècle du Pays Bas, mais aussi d'Italie. »
Cette tradition de la précision, du tombé d'un tissu, du reflet sur une surface, de la manière dont la lumière tient un objet. Elle en hérite la patience et la justesse, et y ajoute son regard contemporain. Son travail s'attache souvent à des fragments, des zoom-in sur des objets ou des parties du corps.
UNE SÉRIE DE VALISES
En ce moment, elle travaille sur une série autour des valises.
« C'est une façon pour moi de faire des portraits des gens. À travers leurs affaires, on peut comprendre le personnage. »
Des vêtements pliés, un livre, un miroir, ce que l'on choisit d'emporter. Tout ce qui dit qui l'on est sans avoir à montrer un visage. C'est ce qui nous saisit en découvrant son travail à Poush. Cette idée nous parle. Une garde-robe, un vêtement choisi, c'est déjà un portrait. Une résonance immédiate avec l'imaginaire de Tricot.
Depuis peu, la céramique entre aussi dans son geste. De petits miroirs qui sortent de la valise, des objets sculptés qui dialoguent avec la peinture. Le volume répond à la surface, la matière à l'image. Quelque chose d'enfantin et de très précis à la fois.
UNE CARTE BLANCHE
De cette rencontre est née une idée simple : lui laisser carte blanche. Pas une collaboration au sens classique, un dialogue de regards.
Renske a naturellement choisi le polo rouge, pièce signature de la maison. Sa couleur, sa matière, son tombé. Elle est venue l'observer à notre atelier, puis a travaillé à Poush, en peinture, sur une céramique.
DANS SON ATELIER
Quelques semaines plus tard, nous la retrouvons dans son nouvel espace. La céramique est là, accrochée au mur. Elle y pose les derniers gestes. Elle signe l'œuvre sous nos yeux.
Le polo rouge devient peinture, devient volume, devient objet. Une autre manière de le regarder.
ET MAINTENANT
Renske prépare sa première exposition personnelle aux Pays-Bas.
« C'est trop beau de revenir dans mon pays avec un solo show. Que des beaux projets qui vont arriver, et on continue. »
Nous aussi.